Système vélo et mobilités douces

Système vélo et mobilités douces

Comment faire significativement préférer le vélo à la voiture pour les déplacements du quotidien ? Comment développer les mobilités douces actives en zone urbaine comme en zone péri-urbaine et rurale ?

Le vélo, quels enjeux ?

Les voitures représentent la principale source d’émission de Gaz à Effet de Serre (GES) dans le secteur des transports, qui contribue lui-même pour 30% des émissions de GES en France.

Or, il existe un potentiel important pour le développement du vélo pour les trajets domicile-travail de moins de 5 kms. Ainsi, actuellement 60% de ces trajets sont réalisés en voiture, contre moins de 5% en vélo.

Enjeu financier 

15% du budget des ménages est alloué à la mobilité

Enjeu sanitaire

48 000 morts prématurées par an sont dues aux particules fines

Qualité de vie

+ de 40 heures par personne, par an dans les embouteillages en Ile de France

Si la voiture bénéficie d’infrastructures (voies, stationnement) et de services (assurance, entretien) étendus, le développement du vélo se doit d’être pensé sur les mêmes modes. L’élaboration d’un système vélo doit donc s’accompagner d’une véritable réflexion autour de son écosystème, tant dans le développement des infrastructures associées que dans les services proposés aux usagers.

Infrastructures

Outre un réseau de pistes cyclables lisibles, sécurisées et continues, les interconnexions des pistes cyclables nécessitent d’être réfléchies en amont. Différentes formes de stationnements requièrent d’être installées : à proximité des commerces, près des domiciles et du travail, mais également en intermodalités avec des stationnements réservés près des gares.

Ecosystème de services

Il convient également de travailler sur le développement de services autour du vélo : assurance, réparation voire auto-réparation, prêts pour l’achat de VAE, services de location…

Que dit la loi ?

Loi d’Orientation des mobilités (LOM) promulguée le 24-12-19

La LOI LOM prolonge la loi LAURE de 1996 ainsi que le Plan Vélo et mobilités actives de 2018 et crée de nouveaux dispositifs : Forfait Mobilités Durables, Stationnements sécurisés dans les gares et pôles d’intermodalité, marquage anti-vol, programme Savoir Rouler à Vélo dans le second degré.

Elle induit également des évolutions de gouvernance : AOM (Autorité organisatrice de la mobilité) compétente sur les mobilités actives, définition de bassins de mobilité, création de comités de partenaires, obligation d’un schéma directeur cyclable et instance de pilotage du Plan Vélo.

Vélo, les propositions de la Convention Citoyenne

  •  Inciter aux dispositifs de prêt de vélo pour tous (A1.3);
  • Augmenter le financement des pistes cyclables via le fonds Vélo (A2.3);
  • Intégrer les citoyens aux AOM à toutes les échelles (SD-D3.1).
Convention citoyenne pour le climat : le logo

Des pistes à creuser

  • Co-construire les systèmes vélo via un travail en mode projet entre les collectivités territoriales, les associations d’usagers et l’Administration pour des plans vélos adaptés.
  • Développer les zones 30, sécurisant les trajets.
  • Travailler sur les modalités inter-départements.
  • Prévoir les sorties vélos dans les parkings des immeubles, séparées des sorties voitures.
  • Créer des quartiers apaisés : supprimer les trajets de transit via des rues à sens unique. Quelques exemples :

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